uparavant, le travail taylorisé entraînait ennui, abrutissement, déqualification, frustration. Aujourd'hui, le travail apparemment enrichi et autonome entraîne de nouvelles pathologies.


Si la concurrence et le management sont en partie responsables de la souffrance au travail, ils ne suffisent pas à tout expliquer. L'autonomie et les relations humaines destinées à améliorer le travail font également partie des sources inattendues du malaise au travail.

C'est la raison pour laquelle, outre le conseil et un accompagnement lié à un souhait de reconversion professionnelle (nouvel emploi, création d'entreprise, formation) et/ou de développement personnel, notre expertise interdisciplinaire notamment en psychologie clinique du travail, nous permet également de vous proposer dans le cadre de la santé mentale au travail, une consultation privée "souffrance au travail", une médiation et conciliation en ressources humaines, ainsi qu'un suivi psychothérapeutique bref, sur le secteur Nord Pas de Calais (France).
  
  



La culture nordiste du travail...
Depuis la révolution industrielle de la fin du 19e siècle, le Nord Pas de Calais est une terre de labeur où les grandes activités industrielles de la sidérurgie, de la métallurgie, du textile et de la mine ont forgé l'esprit et le corps des hommes de notre région;"Les gens travaillaient dans des conditions épouvantables de bruit de chaleur, d'humidité, de poussière, d'obscurité. Les charges (physiques et mentales) étaient très importantes. Mais à cette époque là, le travail étaient une tâche noble, un labeur, un honneur, l'argent était gagné à la sueur de son front. La maladie,  la blessure était alors considérée comme inhérente au travail.




Les mineurs qui n'étaient pas atteints de silicose étaient honteux croyant ne pas avoir assez travaillé"
[...]. La maladie professionnelle des mineurs était donc considérée comme une forme de légion d'honneur pour un travail bien réalisé. Dans le Nord de la France, la mortalité précoce des travailleurs, des ouvriers étaient normale, "difficile de faire de la prévention dans ce cas". "Il faut également ajouter que durant la première moitié du siècle dernier, le mode de vie était différent compte tenu aussi d'un climat assez rude. La vie sociale ne se résumait qu'à la famille ou au bistrot, l'alcool était très présent. Beaucoup se réfugiaient dans le travail car ils y trouvaient une camaraderie forte et soudée". Cette culture du travail, du labeur explique le mal-être causé par la retraite, le passage à l'inutile.





Aujourd'hui, les gens du Nord restent des personnes plus dures au travail et plus résistantes à la souffrance. Même si cette dernière a beaucoup évolué en abaissant les seuils de tolérance, il n'en reste pas moins que les régionaux sont appréciés pour cette tendance plus nette à travailler que dans les autres régions. "Ce n'est pas un hasard si une marque automobile japonaise réputée s'est installée dans le Nord de la France. Ils ont vite identifié ces notions de qualité et d'ardeur au travail des gens du Nord, cette culture de la pénibilité et de la souffrance".

Propos du Professeur Daniel Furon Mai 2007